Commerce

Nestlé, des chiffres records

Nestlé a réalisé un exercice record l’année dernière. Le patron du groupe alimentaire vaudois Peter Brabeck, dont le successeur à la direction opérationnelle sera connu en septembre, prévoit une année 2007 un peu plus sous pression.

Nestlé a dégagé un bénéfice net de 9,2 milliards de francs, en progression de 13,8% par rapport à 2005. Frisant le cap symbolique des 100 milliards, le chiffre d’affaires est ressorti à 98,5 milliards, en hausse de 8,1%. Ceci est le résultat exceptionnel de l’exercice écoulé de la multinationale.
La progression des ventes est alimentée pour moitié par la croissance organique (hors acquisitions et cessions), soit de 6,2%, dont 1,5% revient aux hausses de prix. Le vecteur de cette croissance sont les activités touchant à l’alimentation et aux boissons. L’entreprise a généré des ventes de 91,8 milliards de francs. Le chocolat, confiserie et biscuits ont réalisé un chiffre d’affaires de 11,4 milliards de francs, en augmentation de 2,6%.
La plus forte croissance organique revient au secteur comprenant Nespresso, avec 19,1%.

La boutique à Bienne
Dès octobre 2006, la ville de Bienne compte avec un nouveau centre Nespresso.
Les biennois peuvent s’accrocher au concept Nespresso : « Offrir une expérience unique dans la découverte de la saveur du café, un moment exceptionnel ».
M. Philippe Cordey, directeur du magasin de la rue de la Gare, explique qu’à la base la boutique cible le grand public. Rapidement il a compris qu’une ouverture du marché vers les entreprises de luxe de la place était d’une importance égale. Aussi sur l’impulsion de la maison mère, un concept spécifique a été créé, avec des machines professionnelles d’un design de haut de gamme. Il attribue le succès de Nespresso, par le fait que c’est un produit de fabrication suisse. L’ampleur de la réussite de ce produit fait que le site d’Orbe ne suffit pas à approvisionner la demande actuel il est d’ores et déjà prévu d’augmenter la production dans une nouvelle usine à Avenches.
Le directeur de la boutique de Bienne constate avec enthousiasme que les ventes dans son magasin ont une forte croissance.

Pour le groupe
Nestlé a poursuivi sa mue en un groupe axé sur la nutrition, la santé et le bien-être. L’année écoulée a été marquée par les acquisitions d’Uncle Tobys, de la société spécialisée dans la gestion du poids Jenny Craig et de la branche de nutrition médicale de Novartis.
Au total, 25 d’entre elles dépassent le milliard de francs de ventes, soit trois de plus qu’en 2005.
En Suisse même, Nestlé connaît encore des soucis avec sa marque Cailler, dont les ventes ont chuté de 24% l´an dernier. Après ces déboires, une relance sera présentée ce mois ci.
Peter Brabeck, le boss de Nestlé abandonnera sa double fonction lors de l’assemblée générale de 2008. Sa rétribution devrait dépasser les 14 millions pour 2006, contre 13,7 millions pour 2005
V.vA.

Evénements

Un nouveau venu sur le marché romand du “Street Wear“

Dans nos sociétés, la mode vestimentaire véhicule des revendications à caractère social L’individu, soucieux de son apparence et de l’image qu’il renvoie de lui, recherche à se démarquer des autres en adoptant un style particulier le caractérisant, qu’il porte une ceinture à boucle tombante ou qu’il colle soigneusement un sticker sur sa voiture.
La fascination croissante pour le style personnel a entamé une nouvelle phase et de cette évolution générale est née une tendance particulière : les styles “streetwear“. Leur style oscille entre un funk seventies et contemporain, enrichi d’influences diverses.
Apparu au sein des grandes villes américaines dans les annés 80, le “Street Wear“ a fini par s’implanter en Europe. Après avoir séduit les skaters et les surfers, il se veut aujourd’hui un vêtement pour tous, visant un vaste public et synonyme de liberté et de bien-être.

Jeune entrepreneur suisse de 27 ans et passionné d’arts urbains, Fabien Baudin a décidé de créer en 2005 son propre label : Prism, une marque s’inscrivant parfaitement dans la mode du “Street Wear“ dans le sens où elle puise ses sources dans la vibration urbaine et dans la mixité des genres de nos rues.
L’originalité de Prism et son essor important sur le marché romand, réside non seulement dans une alliance intéressante du stylisme, des arts graphiques et des couleurs mais particulièrement dans la création de quatre collections par année, émanant à chaque fois d’artistes différents.
En développant ce concept exclusif, Fabien Baudin vise une diversité de style et de genre mettant l’accent sur une accessibilité du produit autant sur le plan esthétique et graphique que financier .
Malgré une concurrence féroce, le nouveau venu sur le marché romand du “Street Wear“ se démarque en proposant non seulement des vêtements en série limitée, mais également des illustrations y figurant, crées par des jeunes artistes romands talentueux (graffeurs, illustrateurs, photographes et autres designers…).
Depuis son lancement en 2005, le label s’est fait sa place sur le marché romand grâce au succès de sa première collection “The Prism“ et à un effet positif du bouche- à oreille.
En novembre 2006, la marque a sorti sa deuxième collection adoptant un style noir/blanc, plus sobre, tant pour les illustrations que pour les supports utilisés, tout en gardant un aspect inédit et original.
La marque propose des collections homme et femme, se déclinant  sous diverses formes : des pulls à capuchon, des T-shirts, des vestes, ou encore des robes.
Divers magasins de vêtement suisses, attachés à cette mode “Street Wear“ voir “Urban Wear“, proposent des produits du label Prism notamment à Lausanne, Genève, Zürich, Bâle et Nyon.
Z. D.