Actualité

Le fameux panda devenu célèbre représente l’association britannique WWF depuis 50 ans.

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50 ans de WWF expliqués dans une exposition

Zurich reçoit le WWF pour son exposition « WWF, une biographie ». Jusqu’à septembre, il sera possible de visiter les nombreuses installations pour cette occasion. Larticle.ch s’est rendu au Landesmuseum de Zürich pour voir de plus près les surprises réservées aux visiteurs.
Du son, une vidéo, une chambre en flamme. Voilà la première pièce du puzzle de l’exposition du WWF. Commençant par une alarme, l’exposition se poursuit dans la découverte des grands noms de l’association. On y voit les portraits et la biographie des pères fondateurs britanniques du WWF et de ceux qui ont joué un rôle d’une importance imminente pour celle-ci. On retrace les projets du WWF depuis sa création à nos jours, sans cacher aux curieux la somme des frais engendrés. Textes, images et chiffres laissent découvrir aux visiteurs les réussites et échecs de l’organisation, dont le siège est en Suisse. Comment des Britanniques ont-ils choisi ce petit bout de pays ? C’est simple. La Suisse ne possédant pas de colonies, il était plus facile de mener des projets en Afrique sans être vu d’un mauvais œil.
Anecdotes et histoires sont donc le fil rouge de l’exposition dans un premier temps. Celle-ci tient aussi à rendre hommage aux idées écologistes qui avaient germées dans l’esprit de quelques-uns. Le visiteur pourra également prendre connaissance des difficultés par lesquelles est passée l’association. Désaccords et mésententes sont également présentés.
L’exposition montre la richesse de la biodiversité et des paysages, tout en soulignant leurs importances. Mais ce n’est pas tout ! Elle tente également de sensibiliser les visiteurs aux changements qu’ils peuvent opérer dans leur quotidien. Chapeau bas d’ailleurs pour une installation qui réussit à capter l’attention du visiteur. En effet, une plateforme d’une blancheur éclatante contient 100 pandas assis, alignés par 10. Le visiteur est d’abord charmé par les adorables statuettes. Mais lorsqu’il se déplace autour de la plateforme, les 100 créatures détectent ses mouvements et le suivent du regard. 100 statuettes ne vous lâchant pas des yeux se révèlent quelque peu déconcertantes. Pari réussi pour le WWF, entre humour et accusation, le visiteur se sent directement visé et concerné.
Point fort, une cour à l’extérieur prolonge la visite de l’exposition. Petit chemin et recommandations du WWF pour agir simplement, mais écologiquement suivent le visiteur dans sa balade. On y découvre plusieurs types d’herbes pouvant vivre dans notre jardin ou balcon et améliorant la qualité de vie de nos abeilles notamment. Un peu partout, le visiteur peut entrer dans une cabane qui lui prouvera que l’Homme peut avoir un impact moins néfaste sur la planète. Alimentation, transport, voyage et utilisation d’eau sont quelques-uns des nombreux aspects traités dans cette partie de l’exposition. Il est également possible de calculer son impact sur l’environnement au moyen d’un questionnaire se trouvant à l’adresse : http://www.wwf.ch/fr/cequevouspouvezfaire/gestes_ecologiques/calculateurs_tests/calculateur_dempreinte_du_wwf_suisse/
L’exposition est ouverte jusqu’au 18 septembre au Landesmuseum de Zürich.
A.D.

Interview

L’informatique une carrière du Futur mais, les études dur, dur

En visite à la Haute école spécialisée bernoise en Technique et Informatique, nous avons rencontré un passionné de l’informatique : le Professeur Dr. Michael Röthlin
« Aujourd’hui, l’informatique plus qu’auparavant est une profession d’avenir qui touche tous les domaines de la vie quotidienne », lance-t-il spontanément.

EN DATES
1966

Naissance
Né dans l’Oberland

bernois, il montre de l’intérêt pour l’électricité à côté de son père depuis son tout jeune âge

1985
Études
Il finit l’EPFL, diplômé EI. Ing. ETH. En 2009

passe un doctorat en recherche dans l’informatique de gestion à l’Université de Berne.

1990
Carrière
Il travail pour ABB comme analyste et concepteur
dans les systèmes d’information. En 1995 il prend la fonction d’assistant de direction où il développe des systèmes pour la gestion de projets dans le domaine commercial.

1999
Enseignement
Après un parcours fulgurant dans le privé le
professeur rejoint l’Université de Berne dans l’Institut d’informatique en économie. En 2001 Il intègre le staff des professeurs à la HES bernois à Bienne.

Interview par Viviana von Allmen
M Röthlin, Quel type d’étudiants formez-vous ?
M
Röthlin : Pour les études du bachelor, les 3/4 de nos étudiants viennent de la région. Cela comprend Fribourg et Berne. Un 1/4  est composé d’étrangers et le reste de la Suisse. Les étrangers sont plutôt des pays francophones. En ce qui concerne les études du Master, nous avons remarqué que, mise à part les étudiants des pays francophones, la spécialisation attire beaucoup d’étudiants pakistanais et d’Amérique du Sud. Vous savez, l’informatique est devenu un « boom » on a des demandes de partout et si les candidats réunissent les conditions nous sommes heureux de les former.

Quels types de conditions exigez-vous pour entrer à la Haute école spécialisée bernoise?
M Röthlin : Pour le bachelor, tous les
postulants doivent avoir au préalable un CFC et la maturité professionnelle ou la maturité gymnasiale et ayant effectué un stage d’une année dans le secteur
privé. Il faut dire que 60% de nos étudiants ont suivi un apprentissage en
informatique et ce qui est un atout pour les études. Il y a aussi la voie –sans diplôme sur dossier- dans ces cas la loi impose que le candidat ait un parcours de 5 ans en informatique.

L’attrait de vos étudiants est plutôt pour la mécanique ou le logiciel ?
M Röthlin : Ici on est spécialisé sur le logiciel,
(c’est clair que les étudiants doivent connaître le cheminement du hard) le hard (ndlr : hardware qualifie le système électronique composants la machine) est plutôt dans le domaine de l’électricité ou la communication. Dans notre école le
but est d’avoir la logique et la configuration sur des systèmes soft (ndlr : software : ce qui concerne le logiciel, le système d’exploitation, etc). En première année d’études les élèves reçoivent les bases sur le système de communication d’Internet, c’est à dire comment est-ce que ça marche. Mais dans tout les cas les étudiants doivent avoir un attrait particulier pour les
mathématiques. La maîtrise de cette matière est fondamentale, ceci à cause des formalismes auxquels ils seront confrontés tout au long des études.

Comment vous situez-vous par rapport aux écoles internationales (EPFL ou des instituts de formations aux USA ?
M Röthlin : L’EPFL est
ancrée dans sa région.Nous, nous sommes confrontés aux demandes de nos Universités soit dans le domaine de la santé ou de l’économie, quand elles nous proposent des problématiques nous prenons le défi. Une différence non négligeable, en rapport à l’EPFL, c’est que nous sommes plus proches du terrain et développons des projets selon les problématiques du cas. Encore une particularité des nos étudiants c’est qu’ils sont obligés d’avoir un travail dans le domaine. En référence aux Instituts des USA, je ne fait pas de comparaison.

Quels sont les débouchés pour vos étudiants, a)dans la région, b) dans le monde ?
M Röthlin : Tout de suite après les études le
parcours ordinaire est au niveau national. Par contre après 10 ou 15 ans plusieurs étudiants partent à l’étranger.

Quels sont les motivations principales de vos étudiants ?
a) trouver un job dans la région
b) s’expatrier et continuer de se former
M Röthlin : Je ne peux pas me prononcer catégoriquement sur
les motivations précises. Ils peuvent rester ou partir car bien que tous les cours sont donnés en français ou allemand les études comportent 3 semestres d’anglais ce qui permet l’expatriation sans fortes contraintes linguistiques. Mais ce qui est certain c’est qu’avec un bachelor de notre École, nos diplômés
ont un accès sûr à des emplois.
V.vA.