Actualité

La technologie et les enfants

Comment inculquer à nos enfants le plaisir de jouer simplement sans les empêcher d’évoluer dans cette société qui est la leur?

« A l’école, tout le monde en a… ». Qui n’a jamais mis en avant cet argument à ses parents pour obtenir LE truc à la mode: maison de poupée, ballon de foot, cartes pokémon, princesse Raiponce, jeu vidéo…. Tous les enfants ont ce désir d’avoir ce que les autres ont, mais la différence aujourd’hui c’est que pour être cool il faut posséder des objets électroniques souvent chers et pas vraiment adaptés aux petits. Quoique… de plus en plus, les grandes marques en la matière se portent à l’écoute des besoins des enfants et créent des objets à leur mesure: jeux éducatifs sur tablettes, livres électroniques, exercices de vacances ou jeux de société sur écran… En résumé, tout ce qu’on avait en main propre à l’époque, se retrouve enfermé derrière un écran. Quel dommage diront les anciens de ne pouvoir sentir l’odeur d’un livre ou encore de ne plus jouer dehors avec rien d’autre qu’un bout de bois. C’est vrai, c’est triste… triste pour les enfants qui ne savent plus s’amuser autrement et ne connaîtront ainsi jamais les aventures réelles qu’ont vécus leurs prédécesseurs. Mais ne faisons pas de généralité, ce genre de cas reste rare et beaucoup d’enfants continuent de s’amuser entre eux tout en aimant les jeux vidéo ou les smartphones de leurs parents de temps en temps. Tout est une question de juste milieu, surtout qu’au jour d’aujourd’hui il est difficilement possible d’échapper à la pression sociale de consommation; à moins de vivre en autarcie et de couper ses enfants du reste du monde.

Par ailleurs, l’ipad et tous ses congénères peuvent aussi s’avérer être de véritables alliés pour les parents. Ils permettent de contenir les crises des enfants et ce, à n’importe quel moment. Dans le bus par exemple: l’enfant ne tient plus en place et commence à crier. Un iPad pourra le calmer dans une salle d’attente aussi, ou dans le train, dans la voiture quand on part en vacances… En bref, dans de nombreuses situations critiques. Moyens de pression, de punition, ou encore manière de récompenser l’enfant, les objets électroniques, s’ils sont bien utilisés, peuvent devenir une aubaine pour les parents, à condition qu’ils soient employés avec modération afin qu’ils conservent au mieux l’impact qu’ils ont sur les enfants. A trop les utiliser, les enfants s’y habituent et les jeux électroniques deviennent à leurs yeux de simples jouets landa.

En conclusion, il est difficile d’écarter complétement ses enfants de l’évolution fulgurante de la technologie sous peine de les exclure de la société. Cependant, à force de les exposer au monde virtuel de plus en plus jeunes, les enfants sont vite projetés  dans un univers complexe qui ne cadre pas avec l’innocence naturelle de l’enfance. La clef résiderait donc en la capacité des parents à faire la balance entre une éducation simple faite d’activités variées et naturelles et des moments de détentes devant un bon dessin-animé ou un jeu éducatif sur iPad, tout comme nos parents le faisaient à l’époque avec feu les cassettes VHS. Mais il ne faut en aucun cas que l’éducation et l’apprentissage que les parents apportent aux enfants, soient remplacés par une voix off, au risque de transformer ses enfants en véritable robot. De plus, les plus beaux souvenirs de l’enfance, s’illustrent aux travers des expériences faites dans la vraie vie; les joies, les peines, les échanges, les jeux, l’apprentissage, l’école, en bref dans tout ce qui constitue le quotidien d’un enfant épanoui. N’oublions pas que l’enfance, dans ce qu’elle a de plus pure, est le véritable berceau de l’être, le commencement du futur. Son innocence nous emmène jusqu’aux portes de la vie; l’esprit y apprend l’intérêt des choses aussi naïves qu’elles puissent paraître, alors que le corps y assimile le mouvement et la dimension de l’espace. Une enfance réussie passe par le développement de son être, la réflexion faite sur le monde qui nous entoure; et surtout, le sentiment que les portes passées, nous ne serons pas seul à affronter le monde nouveau mais qu’il y aura toujours quelqu’un pour penser à nous et nous guider sur le chemin qui est le nôtre. Aucune technologie aussi poussée soit-elle ne pourra remplacer une enfance faite de bonheurs simples mais vrais. Aucun programme éducatif sur tablette ne pourra remplacer une éducation faite par des vrais parents. En somme, la technologie chez les petits doit rester un loisir comme un autre et ne surtout pas être utilisé au détriment du reste.

LG

 

Chili

Confieso que he comido

C’est un jour de promenade dans les rues pentues et peintes de Valparaíso au Chili. La faim menace. La menace de manger dans un restaurant trop chic pour un porte-monnaie de voyageur plane entre les graffitis de la ville. Le hasard met alors sur la route le restaurant Confieso que he comido.

Nom inspiré du titre des mémoires de Pablo Neruda Confieso que he vivido. Découverte de deux plats traditionnels chiliens, interview du chef et idées culinaires pour bien démarrer l’année.

Le ventre réclame de la nourriture après la visite de la merveilleuse maison de Pablo Neruda, la Sebastiana. Ce poète au béret pèse de tout son poids sur l’identité chilienne. Il inspire aussi le nom de ce restaurant posé dans les hauteurs du Museo al Aire Libre sur le Cerro Bellavista. Les murs sont colorés. L’endroit est chic. L’intérieur est vert et de bois. Deux tableaux pendent au-dessus des canapés noirs aux motifs de feuilles blanches.

Toutefois, c’est au fond de la salle à manger que réside la plus belle surprise de ce hasard. En effet, une baie vitrée surplombe la basse-ville et offre une vue imprenable sur les navires de guerres et les cargos amarrés dans le port de Valparaíso. L’Océan Pacifique salue la baie de ses vagues irrégulières alors que le choix se porte enfin vers une entrée traditionnelle de la côte et un plat principal certifié chilien.

Ceviche Confieso

Le service est élégant et attentionné. En effet, les deux serveuses attendent poliment jusqu’à ce que le client soit bien installé avant d’amener la carte. Le timing est excellent. Elles ont un sourire réjouissant. Elles font, de surcroît, se sentir merveilleusement bien. La carte propose ainsi des plats simples tels que des sandwichs tout comme des recettes plus sophistiquées. Le choix de l’entrée se porte évidemment sur un plat aux saveurs océaniques.

L’entrée est dès lors un cerviche. Ce plat qui se mange au long de la côte pacifique de l’Amérique latine. Il se compose traditionnellement de poissons crûs et frais coupés en petits carrés avec quelques lamelles de piments ou de poivrons. Le tout est mariné et trempé dans le jus de citron. Néanmoins, la carte du restaurant va plus loin pour le plus grand bonheur des papilles gustatives. Elle propose ainsi de l’olive, de la papaye et une salsa confieso dont le secret reste bien gardé.

Cancato Santo

L’atmosphère du restaurant est aussi intéressante dans la mesure où le chef cuisine derrière une baie vitrée et garde ainsi un regard curieux sur la réaction des clients. Les gourmands peuvent à leur tour jeter un œil dans la cuisine. Ce qui génère donc une proximité entre les cuisiniers et leurs invités. Provoquant notamment une interaction agréable parfois trop rare dans les restaurants. Derrière ce mur transparent se cuisine dès lors un plat principal osé.

Il est effectivement un mélange surprenant entre le poisson blanc local et un type de viande plus européen. Le congria des eaux de la baie se mélange dès lors au chorizo plus connus pour son tempérament espagnol. Le tout est gratiné par du fromage et mariné dans un bouillon où les tomates, les oignons et l’origan offrent des saveurs à la fois douces et piquantes. C’est un peu Valparaíso dans le palais. Toutefois, le choix d’un poisson plus fort aurait pu donner plus d’équilibre au plat peut-être trop pimenté pour certains.

Cuisine multiculturelle du terroir

Vous l’aurez donc compris, le chef Hernan Tapia aime la cuisine multiculturelle tout comme sa région et surtout ses origines Mapuche. En effet, ils sont les ancêtres de tous les chiliens et avaient comme base alimentaire les patates et les tomates. Deux aliments que le chef tente ainsi de cuisiner en les mélangeant avec des plats plus européens ou même créoles. Il cherche toujours à améliorer le meilleur de la région. Ce qu’il a en effet confirmé lors de la petite discussion accordée autour d’un verre de rouge après le repas.

Par conséquent, Confieso que he comido n’est pas uniquement un clin d’œil au Prix Nobel de littérature chilien. Mais bel et bien un beau résumé de ce qui se cuisine dans ce restaurant s’érigeant face à l’horizon coloré de Valparaíso. Deux plats à la fois évidents et surprenants dont les saveurs en disent suffisamment pour se faire une idée plus précise de la ville aux multiples collines et aux vieux funiculaires. Hernan Tapia vous envoie ses salutations avec deux de ses recettes préférées et simples. Ce qui pourrait vous donner en ce début d’année.

AW

Les 2 recettes faciles et délicieuses sont en téléchargement via ces deux liens :

– Reineta frie avec salade chilienne

– Cerviche de cortina