Actualité

Danse avec les étoiles

Des hauteurs du Mont-Soleil Open Air dévastées par la gadoue jusqu’aux plages paradisiaques de Benicassim, les festivals affichent une mine resplendissante. Mieux, durant la période estivale 2004, leurs succès vont grandissant. La majorité d’entre eux affichent complet à une vitesse parfois inquiétante. Retour sur un été en plein air.

Décembre 2003, les fêtes de fin d’année approchent. Daniel Rosselat, président du Paléo Festival de Nyon (210’000 visiteurs en 2004), et son équipe proposent sur le site web de la manifestation une «action de Noël inédite», soit d’acquérir un abonnement complet au Paléo six mois avant son ouverture. L’initiative, qui reste à cette heure la seule du genre en suisse, remporte un franc succès. Même festival, quelques mois plus tard, lors de la mise en service de la billetterie. En quelques heures, la soirée «David Bowie» est sold out. Du jamais vu. Diamant brut du paysage musical suisse, l’international Montreux Jazz Festival et ses soirées à parfois plus de 100 CHF remportent le succès habituel. Le 3 juin 2004, un communiqué annonce que 12 soirées sur 54 se donneront à guichet fermé. Premier festival européen à être entièrement approvisionné en énergie propre, le Mont-Soleil Open Air rejoint la route du succès. Malgré des cieux improbables et une gadoue digne de Woodstock, le rendez-vous du Jura bernois entre dans le cercle fermé des valeurs sûres. 13’500 entrées payantes et un record de fréquentation (18’000 visiteurs en trois soirs). Et dire qu’en 2002, les organisateurs voyaient la 6ème édition du „Mont-So“ annulée pour des mauvais résultats de fréquentation l’année précédente.  A ces succès pléthoriques, un programmateur de club veveysan s’interroge: «Pourquoi les manifestations de masses attirent le chaland, alors que nos clubs suisses peinent à remplir leurs salles?» Réponse de l’intéressé après quelques secondes de réflexion. «Quitte à chercher une réponse improbable, je me lance dans l’organisation d’Open Airs dès la saison prochaine…»
Julien Grindat

Portrait

Journaliste dans l’âme

Diplômé de l’université de Fribourg en Suisse, Gerhard Tubandt 40 ans, marié, un enfant habite Sutz. «J’ai voulu devenir journaliste pour avoir accès à des informations inconnues du grand public». Une idée de base souvent remise en question.

 

Freelance

Il aime l’écriture, et dès l’âge de 18 ans, pendant ses vacances d’été, publie ses premiers articles. L’Aargauer Zeitung et le Zofinger Tagblatt s’intéressent d’emblée à la prose du journaliste en herbe. Il a eu aussi de la chance. Dans la rédaction,les journalistes lui ont donné des conseils précieux sur la façon de structurer une dépêche. Cette pratique se conçoit pendant les stages, quand ils sont bien suivit. m’a apporté de l’expérience. «Je devais tout de même quémander pour avoir le droit d’écrire» se souvient Gerhard Tubandt. Grâce à sa disponibilité et son esprit ouvert, il pouvait fournir de l’information dans les différentes rubriques.

Journaliste
En 1995 l’entrée au Bieler Tagblatt est une réalité. Il y restera 6 ans. Tout d’abord et pour 4 ans et demi, en tant que collaborateur au sein de la rédaction de la rubrique sportive. Il passe la plupart de ses week-ends autour des stades. «On était un équipe qui partageait une bonne entente d’esprit» se rappelle Gerhard Tubandt. Bien que très motivé par le sport en général, ce travail était difficile à concilier avec une vie de couple. La dernière année et demi, se déroule dans la rubrique biennoise. « Une toute autre ambiance m’attendais là, intrigues de palais et difficulté de faire respecter la ligne rédactionnelle, ont été les facteurs décisifs dans mon intention de trouver un autre travail » indique le journaliste. Ce manque de professionnalisme devenait un vrai poids pour Gerhard Tubandt. Il postule à gauche et à droite dans divers médias ce qui débouche en 2001 sur son travail à ’ATS (Agence télégraphique suisse).

ATS
Il s’occupe à Berne de la rubrique suisse. Un travail différent l’attend. A l’Agence il n’est pas question de faire de la recherche de sujets, mais de couvrir plutôt les événements d’actualités. Dans l’écriture, il doit se limiter aux faits et à l’essentiel. Aucune prise de position personnelle n’est admise. La grande contrainte est le temps. «Il faut pouvoir faire passer une information avant la concurrence… C’est la course aux primeurs» raconte Gerhard Tubandt.
Il prépare des annonces succinctes pour la radio, après le développement de la dépêche pour les journaux et autres médias. Ce nouveau travail lui a changé la vie. Il peut ainsi mieux planifier sa vie de famille ce qu’apprécie beaucoup Laura, sa petite fille.
V.vA