Eclairage

Les lésés de la TNT

Le 25 juin dernier un grand changement s’opérait pour les télévisons suisses, l’ère de l’analogique faisait place à celle du numérique. Un renouveau qui passa inaperçu pour la majorité des Suisses étant déjà équipé d’une connexion par câble ou par satellite. Par contre, pour les 8 % de la population qui possédaient encore une simple antenne posée sur leurs téléviseurs, le numérique a demandé quelques adaptations plutôt déplaisantes.

Avant tout, la tv numérique…qu’est-ce que c’est? TNT, abréviation de Télévision Numérique Terrestre, est un nouveau système de diffusion utilisant des normes différentes de l’analogique. Ne voulant être trop scientifique disons simplement que la TNT permet une meilleur qualité d’image et de son et est capable de diffuser plus de chaînes. La réception du numérique se fait par une antenne spéciale (pour les personnes n’étant abonné ni au câble ni au satellite) qui nécessite un décodeur TNT se branchant au téléviseur.

Depuis juin dernier la SSR a donc terminer d’émettre ses programmes en analogique et pour la petite tranche de la population qui a du s’équiper d’un décodeur pour continuer à regarder la télévision suisse, ce ne fut pas une mince affaire. Premièrement l’investissement requis pour le décodeur et l’antenne TNT n’est pas à négliger puisqu’il s’élève à une centaine de francs et qu’ils ne peuvent être utilisés que pour une seule télévision. Un ménage possédant plusieurs téléviseurs doit donc s’équiper de plusieurs installations. Certes, grâce au décodeur TNT, plus besoin de s’embêter à régler l’antenne pour obtenir une bonne image, la qualité est toujours des meilleurs. Par contre il peut souvent arriver des problèmes d’émission de signale, en plein milieu d’un film ou d’une émission l’image et le son sont subitement coupé et le message. « pas de signale » apparait. Dans ces cas il n’y a rien à faire, tourner l’antenne ne changerait rien il faut attendre que l’image revienne. Ces incidents ne durent guère longtemps, mais restent très embêtant lorsqu’on veut suivre un programme.

Un nouvel atout de l’antenne numérique : on capte à nouveau les chaînes suisses-allemandes et suisses-italiennes, chaînes que depuis quelques années on ne recevait plus qu’avec le câble. En revanche, le territoire suisse étant dépourvu de TNT française il faut continuer de réceptionner leurs chaînes par antenne analogique. Le  zappeur fou doit alors jongler entre les deux  types de réception, ce qui n’est pas très pratique car le décodeur TNT utilise une autre télécommande que celle du téléviseur !

Tout ceux qui ont du nécessité d’une nouvelle installation pour recevoir la télévision suisse, sont encore lésés sur le point de l’enregistrement. Il est impossible d’enregistrer les chaînes réceptionnées grâce au décodeur, à moins d’être doté d’une télévision numérique où le décodeur est déjà intégré.

Il est vrai que la plus grande partie des suisses ont à peine noté ce passage de l’analogique au numérique, cependant les 8 % pour qui il a fallu s’y adapter ne sont pas encore convaincu des avantages du TNT. Mais comme on dit… « Il faut vivre avec son temps ! »
M.Br.

Industrie

EMO 2007 à Hanovre et la participation des industriels suisses.

L’EMO est le lieu de rencontre privilégié des constructeurs et des utilisateurs de l’usinage des métaux. La participation de notre corps d’industriels suisses a été, une nouvelle fois, très importante.
de Hanovre Viviana von Allmen

Du 17 au 22 septembre 2007, les constructeurs du monde entier ont prit place dans l’EMO à Hanovre pour présenter l’ensemble de leurs réalisations et donner la mesure de leurs potentialités. Cette édition a mis l’accent sur les produits et les thèmes suivants : machines-outils, systèmes de fabrication, outils de précision, manutention automatisée, informatique, électronique industrielle et accessoires. C’est donc une gamme complète de machines et d’équipements destinés au travail des métaux qui a été présentée à un public international très averti.
Cette année, le salon mondial de l’usinage des métaux, le secteur de la construction mécanique comptait avec une participation de 2100 exposants représentant 41 nations.
Les allées, sur une surface de 180 000 m² nets, étaient à l’image d’une autoroute à l’heure de pointe. Les clients se bousculaient pour voir les nouveautés, en fait en cette année 2007, l’EMO ressemble plus à la foire frénétique d’un temps. Ceci à ses côtés positifs, les représentants étaient motivés et bien engagés envers les visiteurs. Pour la trentième édition de la foire, les entreprises de notre pays, se sont montrées à l’avant-garde, dans le processus qui est en train de modifier les compétences, dans la vie même de ceux qui travaillent dans la fabrication.

Du coté helvétique
Les firmes du secteur industriel du pays présentent un vaste choix de produits. Un nouveau centre de décolletage pour l’usinage économique de pièces complexes en petites et grandes séries jusqu’à un diamètre de 8.0mm et un tour automatique pour l’usinage de pièces simples et précises, allant jusqu’à 4 mm de diamètre. «Nous sommes confiants que les nouveautés présentées à la foire vont rencontrer une place non négligeable dans nos marchés traditionnels mais aussi dans des nouveaux. Depuis deux ans l’entreprise est fortement présente en Europe de l’est » explique Daniel Ballif directeur de ventes et marketing de ESCO SA, Les Geneveys sur Coffrane. Dans le domaine de la fabrication de l’outillage de précision Dunner SA à Moutier est venu pour la première fois avec son propre stand. «Vu l’ampleur des affaires et l’importance de l’événement, nous avons décidé en famille d’être présent » affirme le patron Daniel Dunner

Sur le marché mondial, la demande des principaux clients de l’industrie de la construction mécanique est restée soutenue, stimulée par quatre facteurs : la nécessité de remplacer de nombreux équipements, l’utilisation très satisfaisante des capacités de production, l’augmentation des recettes des clients et les conditions d’amortissement encore avantageuses cette année.
Le contexte économique international a rarement été aussi favorable. En 2006, la production mondiale des machines-outils a enregistré – pour la troisième fois consécutive – une progression de 10 % pour atteindre 47,3 milliards d’euros. Et tout porte à croire que ce mouvement ascensionnel va se poursuivre : les spécialistes tablent pour 2007 sur un nouvel accroissement de 10 % de la production.
Le consensus général est que dans un marché ou la conjoncture est plus que favorable l’avenir reste fragile.
V.vA.
Photo Viviana von Allmen