Édito

Achats par internet : Vivre dans la passé ou dans le futur ?

par Mélanie Kornmayer
Si vous n’avez pas le temps de courir à la Poste pour payer, ou si vous êtes cloué(e)s au lit à cause d’une bonne grippe, pourquoi ne pas faire vos commissions ou payer vos factures depuis votre ordinateur ?

Si vous n’avez pas le temps de courir à la Poste pour payer, ou si vous êtes cloué(e)s au lit à cause d’une bonne grippe, pourquoi ne pas faire vos commissions ou payer vos factures depuis votre ordinateur ?

Internet est à la portée de tous, ou presque. Et, au-delà des milliards d’informations disponibles sur le web, chaque citoyen muni d’un ordinateur et d’une connexion internet peut se décider à ne plus sortir de chez lui et de vivre grâce à ce lien cyber-économique. Car c’est là que le progrès devient intéressant. Les achats sur internet sont-ils économiquement plus avantageux que dans les magasins regorgeant de vendeurs et vendeuses en chair et en os ? Ricardo, E-Bay sont des sites d’enchères en ligne, qui comptent des milliers d’utilisateurs dans notre pays. Dans ce cas, l’avantage économique est certain et se recoupe avec la facilité qu’ont les internautes à acquérir leurs biens.Vous aurez quelques éléments de compréhension, si ce n’est de réponse, dans les lignes de ce journal.

Ce n’est un secret pour personne. Payer ses factures, acheter du riz, se procurer le dernier Tarantino, tout ceci par le biais d’internet, permet un gain de temps et de déplacement. C’est d’ailleurs ce qui motive les quelques milliers, voire millions de personnes qui achètent en ligne. Non seulement pour pourrez rester au chaud dans votre canapé, mais vous y gagnerez à la fin du mois.

Cependant, on peut se poser la question de la contrainte de ce choix de vie sur la vie sociale de ces utilisateurs. Ne risquons-nous pas de tomber dans l’extrême et de finir notre vie en ermite ? Pouvons-nous envisager, toujours dans un cas extrême, la quasi disparition des vendeurs et vendeuses dans les magasins d’alimentation et autres commerces de détails ? Bien sûr, je caricature quelque peu. Mais nous voilà face à un cas de responsabilité sociale.

On pourrait craindre que certains secteurs de l’emploi puissent être gravement touchés par ce phénomène Mais il est trop tôt pour parler de catastrophe. Les gens suivront-ils le mouvement jusqu’à ces limites, ou sommes-nous face à un simple phénomène éphémère ? Il faudra surveiller l’évolution cette nouveauté produite par le net. Et gageons que d’autres dans le futur remettront en cause une fois de plus le monde comme nous le connaissons aujourd’hui.

Eclairage

Curling

Si je vous dis de conjuguer hiver et sport, vous pensez bien sûr … au ski ou au hockey sur glace.

Et bien détrompez-vous, car aujourd’hui, j’ai testé pour vous le curling. Oui vous avez bien lu, le curling, ce jeu mélangeant la pétanque et les fléchettes, le tout sur de la glace.
Facile me direz-vous, il suffit de placer sa pierre dans la cible. Pourtant, tout n’est pas aussi évident. D’abord, il faut apprendre à glisser. En effet, avec une patinette sous la chaussure gauche il est plus aisé de se ramasser une gamelle que de se déplacer ! Car le curling est un sport d’équipe et avant de pouvoir lancer une pierre, il faut savoir frotter. Muni d’un balai pour permettre à la pierre d’accélérer en faisant chauffer la glace ou au contraire de la laisser curler (effet donné à la pierre, comme une vissée au tennis). Il faut donc coordonner sa poussée afin de suivre la pierre au plus près et un balayage énergique à vous en donner des crampes dans les avant-bras, tout en évitant de tomber. Enfin, il vous sera permis de tirer les pierres pesant au moins 17 kilos. Et là encore, tout n’est pas simple, sur une piste longue de 45 mètres environ, peu nombreux sont ceux qui réussiront à faire s’arrêter leur pierre dans la cible dès leurs premiers essais. Moins nombreux encore seront ceux qui apprivoiseront les effets qu’on peut leur donner. En effet, la piste, arrosée de fines gouttelettes formant de petits cristaux de glace permet de faire curler la pierre, lui donnant une trajectoire courbée en fin de course.
Bref, ne vous attendez pas à jouer une partie serrée comme on peut voir quelques fois la skip Myriam Ott en jouer à la télévision. La plupart de vos jets finiront malheureusement dans les décors.
Néanmoins, après quelques heures d’initiation, il sera possible de tenter une partie. Pour cela, formez deux équipes (en général bleu et rouge) de quatre qui joueront deux pierres chacun (8 par équipe au total !). Les pierres sont lancées à tour de rôle par les équipes et les plus près du rond central au terme de la manche rapportent  des points (même principe que la pétanque). Dix manches (ends) sont jouées en 73 minutes, si ce temps est dépassé par une équipe, elle perdra par forfait. Les points cumulés sont comptés à la fin de ces dix ends.

Malgré une certaine complexité, ce sport reste néanmoins très intéressants, également de par son étique. Les deux équipes s’affrontant à tour de rôle, par jet de pierre interposé, éprouvent un grand respect l’une vis-à-vis de l’autre. Dans ce sport, le fair-play et la morale sont de rigueur. Un exemple qui ferait bien d’être suivi dans d’autres domaines !
Plus d’infos sur www.curling.ch.
Sébastien Goetschmann