Mode de vie

Les Rochat, de retour à Rochejean, 578 ans après…

Dimanche, environ 230 Rochat se sont réunis dans la bourgade frontalière d’où migra le premier Rochat en 1430. Les homonymes présents répondaient à l’initiative de l’un des leurs, Claude-Alain Rochat.

Philippe, Laurence, Charles-Louis ou Eric… Présents à la journée en chair et en os pour les deux derniers, et en photo pour tous les quatre. Jean-Michel Rochat, passionné de l’histoire régionale aux Charbonnières, est venu avec sa famille dimanche à la réunion des Rochat, mais également avec sa passion: il a présenté de nombreuses coupures de journaux retraçant l’histoire des plus célèbres des Rochat.

Vingt-huit ans après la revue de l’Abbaye
En 1430, Vinet Rochat, l’ancêtre commun de tous les Rochat, quittait le village de Rochejean, une bourgade française proche de Mouthe, pour se rendre à l’Abbaye. Afin de commémorer ces racines communes, mais également en préambule à une fête de dimension bien plus importante prévue en 2010, Claude-Alain Rochat avait lancé un appel aux Rochat de la Vallée, ainsi qu’à d’autres, pour cette rencontre du 29 juin. « Ce n’était pas possible de contacter tous les Rochat personnellement. J’ai donc mis un avis dans la FAVJ, et contacté des prénoms que j’aime bien. J’ai écrit à tous les Gaston Rochat par exemple». L’effet boule de neige aidant, l’accent combier s’est ainsi entrecoupé avec ceux de la Riviera, mais également d’Arles et de Paris. Même un généalogiste professionnel de Lyon était de la fête.
Sous la bannière « Bienvenue aux Rochat », Michel, Christian, Jean-Pierre, Loïc, Henriette, Suzanne et tous les autres ont assisté à une petite partie officielle au centre du village. Un cortège, emmené par l’Echo des forêts – formation composée « à moitié de Rochat » –  a ensuite conduit les descendants de Vinet jusqu’à la cantine plantée au bas du village où le repas était servi. Entre deux échanges avec son voisin de table sur ses origines et ses souvenirs communs, chacun y est allé de son commentaire. Plusieurs personnes se sont ainsi remémoré avec plaisir, photos à l’appui, la revue de l’Abbaye de 1980.
« C’était une journée magnifique. Cela m’a fait plaisir et en plus cela a fait plaisir aux personnes présentes. C’est fabuleux » s’est réjoui Claude-Alain au lendemain de la kermesse, un brin fatigué.
Musiciens par tradition, c’est dans une ambiance décontractée et très musicale que les Rochat ont pu déguster leurs mets, arrosés comme il se doit de la cuvée du même nom. Entre une prestation de la fanfare, un morceau de l’énergique Claude-Alain et sa trompette ou encore une interprétation de « Mon beau Jura » par des choristes de l’Orient, personne n’a eu le temps de s’ennuyer. Les cousins ont également pu admirer « la relève », trois jeunes homonymes qui pratiquent jonglage, monocycle et exercice de cracheur de feu. L’après-midi s’est poursuivi, tel une promenade à travers diverses sonorités. Que ce soit grâce à l’accordéon de Jean-Claude ou du cor des alpes et du saxophone d’un habitant de Rochejean, chacun a mis de sa bonne humeur au service d’une journée empreinte de gaieté et d’amitié.
Céline Rochat

Commentaire

Respect de la nature

Le concept de respect désigne le sentiment de déférence éprouvé à la rencontre de valeur chez une personne, une idée. Respecter la nature, ce qui est inné, ce qui n’est pas modifié, ou le monde qui obéit aux lois physiques, revient à lui accorder une valeur qui peut être de différents types (économiques, esthétiques, moraux). On se demande alors si nous sommes capables d’attribuer à un monde qui ne relève pas directement voire pas du tout de notre action une valeur ou si, plaçant la raison comme seule source de respect, nous ne pouvons éprouver ce sentiment qu’envers nos semblables …

Notre planète va mal. Sans changement radical, en 2050, 70% de nos ressources naturelles auront disparu.
Par ses activités industrielles et par ses choix de consommation, l’Homme est à l’origine de cette future catastrophe.
Et pourtant, de notre naissance à notre mort, nous vivons dessus, elle nous nourrit et nous profitons de ses bienfaits. Nous n’avons de cesse de l’admirer et de l’explorer et pourtant, nous la connaissons si peu.

Chaque personne a un impact sur la planète. Pour protéger notre foyer – la Terre – nous devons savoir comment nous l’affectons.
L’Empreinte Ecologique nous aide à comprendre combien de ressources naturelles (terre, eau, …) sont nécessaires pour satisfaire nos besoins de consommation.

Actuellement, chaque « Terrien » a une empreinte moyenne de 2.8 hectares. Cependant, il n’y a que 2 hectares disponibles par personne et les autres espèces ont besoin de ressources elles aussi. Cela signifie que la demande humaine en ressources est supérieure à ce que la nature peut renouveler.
Pour éliminer ce déficit écologique, on peut s’appuyer sur quatre facteurs :
La consommation : en faisant des choix sur la manière dont nous voyageons, la fréquence de nos voyages, la taille de notre logement et le type de nourriture que nous consommons.
La technologie : en analysant si nous produisons nos biens et services proprement et efficacement.
La population : en regardant la taille de notre famille mondiale. S’il y a plus d’individus, il y aura moins de capacité écologique disponible par personne.
La santé de l’écosystème : en faisant des efforts pour protéger les autres espèces et pour aider les écosystèmes à supporter l’impact humain.

Les calculs de l’empreinte écologique nous montrent la nécessité de réduire notre déficit écologique mais ne nous indiquent pas la marche à suivre pour y arriver.
Quels sont les facteurs à privilégier, et comment y répondre sont des choix auxquels nous devons faire face. Les réductions individuelles d’empreinte ne sont pas négligeables et sont efficaces lorsqu’elles sont accompagnées de changements systémiques pour éliminer le déficit écologique. Cela signifie qu’il faut attaquer le déficit à tous les niveaux : des choix sur l’alimentation quotidienne jusqu’aux politiques nationales et internationales.
V.vA
Sources : Earth and Way