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Le vrai peut-il encore survivre aux images générées par l’IA ?

Images truquées, voix imitées, vidéos inventées… Les deepfakes se développent rapidement grâce à l’intelligence artificielle. De plus en plus réalistes, ils peuvent aujourd’hui faire dire ou faire n’importe quoi à n’importe qui. Entre innovation technologique et risques de manipulation, cette nouvelle forme de “faux numérique” soulève de vraies questions sur la confiance que nous accordons aux images.

Quand l’intelligence artificielle brouille le réel
Depuis quelques années, une nouvelle technologie s’impose discrètement mais sûrement : les deepfakes.
Derrière ce terme se cache une idée simple mais troublante : des images, vidéos ou voix modifiées grâce à l’intelligence artificielle pour donner l’impression qu’une personne a dit ou fait quelque chose qu’elle n’a jamais fait.
En clair, il est désormais possible de faire dire n’importe quoi à n’importe qui.

Comment ces images sont-elles créées ?            
Les deepfakes reposent sur des systèmes d’intelligence artificielle capables d’apprendre à partir de nombreuses données : photos, vidéos ou enregistrements audio.
À force d’analyse, la machine apprend à reproduire un visage, des expressions et même une voix avec une précision impressionnante.
Résultat : des contenus de plus en plus réalistes, parfois difficiles à distinguer de la réalité.

Des usages ludiques… mais aussi des dérives
À l’origine, cette technologie a aussi des applications positives. Elle est utilisée dans le cinéma pour rajeunir des acteurs ou créer des effets spéciaux. On la retrouve également dans certains filtres ou applications divertissantes.
Mais les dérives existent, et elles inquiètent.
Les deepfakes peuvent servir à : diffuser de fausses informations, notamment en politique imiter une voix pour tromper une personne ou une entreprise créer des vidéos humiliantes ou à caractère sexuel sans consentement

Peut-on encore faire confiance à ce que l’on voit ?
Même si les deepfakes deviennent de plus en plus convaincants, certains indices peuvent parfois alerter : des mouvements de lèvres légèrement décalés un visage qui semble étrange ou mal intégré à l’image un clignement des yeux peu naturel une voix robotique ou désynchronisée
Mais ces signes deviennent de plus en plus difficiles à repérer avec les progrès rapides de la technologie.

Comment se protéger ?
Sur internet, une image ou une vidéo peut être copiée et réutilisée très facilement. Quelques précautions simples permettent de limiter les risques :
éviter de publier trop de contenus personnels en accès public privilégier les partages privés ou temporaires réfléchir avant de diffuser des images de proches faire régulièrement le tri dans ses anciens contenus en ligne

Une nouvelle réalité à apprivoiser
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les contenus fabriqués de toutes pièces deviennent toujours plus crédibles.
Sur les réseaux sociaux, certains peuvent même être utilisés pour influencer des opinions, tromper des utilisateurs ou attirer l’attention à des fins commerciales.

Une question essentielle pour l’avenir
Dans un monde où les images peuvent être créées ou modifiées en quelques secondes, une question s’impose: peut-on encore croire ce que l’on voit ?
Face à cette nouvelle réalité, l’esprit critique devient plus indispensable que jamais.
V.vA.

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Le retour du travail en présentiel : tendance durable ou backlash ?

Le retour du travail en présentiel relance un débat de fond sur l’organisation du travail, la flexibilité et les relations humaines en entreprise. Entre télétravail, exigences économiques et métiers qui nécessitent une présence physique, l’équilibre reste difficile à trouver.

Cette expression me fait un peu sourire. Pour moi, le travail a toujours été présentiel. Il est vrai que le Covid a drastiquement changé la donne, et cela pour le mieux dans les circonstances que nous avons connues.

Toutefois, il ne faut pas laisser de côté les travaux qui demandent une intervention physique humaine. Ne négligeons pas non plus «les petites mains», celles qui nous aident à vivre confortablement, comme les éboueurs, les caissières ou les ouvriers de production.

D’ailleurs, le travail à domicile n’est pas nouveau. Dans les années 1960 déjà, de nombreuses entreprises du secteur horloger suisse externalisaient certaines tâches à domicile, offrant ainsi une activité et un revenu complémentaire à de nombreuses personnes, en particulier des femmes.

Récemment, certaines entreprises ont proposé à leurs employés de travailler à domicile un jour par semaine. Cela réduit la demande de surfaces de bureaux. Peut-être qu’à l’avenir, la tendance sera de travailler deux jours en présentiel et le reste depuis le domicile. Mais qu’en est-il des ouvriers qui produisent ou assemblent des produits dont nous avons grand besoin ?
Va-t-on, une fois encore, délocaliser tous ces travaux ?

Je connais plus d’un jeune qui serait d’accord de travailler à 80 % depuis son domicile. Mais qu’en est-il des relations humaines avec les autres collègues de travail ? Il me semble que les contacts entre employés motivent et rendent le travail moins monotone.

Ces petites pauses durant lesquelles on parle de tout et de rien, mais très souvent aussi du travail, permettent d’échanger des informations importantes sans que de grandes séances soient organisées. Il semble que les RH ne se penchent pas suffisamment sur ce problème et soient dirigées uniquement par un souci de réduction des coûts.

Le rapport « Retour au bureau : bilan et perspectives » de LiveCareer ne va pas me contredire : 60 % des salariés avaient anticipé une hausse des obligations de présentiel en 2025.

Ce constat traduit une tendance lourde : les entreprises renforcent leur politique de retour au bureau, malgré les préférences des salariés. D’ailleurs, 91 % des répondants affirment connaître au moins une personne rappelée sur site depuis 2023, illustrant une généralisation du retour en présentiel.

Cette dynamique s’accompagne d’un net clivage entre les attentes des directions et celles des collaborateurs. Seuls 31 % des sondés pensent que les contraintes de présence vont diminuer, et 9 % n’anticipent aucun changement. Ce flou montre que les stratégies RH doivent évoluer pour mieux concilier les exigences managériales et le besoin de flexibilité.

Pour de nombreux salariés, un retour en présentiel complet représente un recul, tant sur le plan personnel que professionnel.

Les avantages liés au télétravail sont pourtant largement reconnus. Parmi les répondants, 49 % soulignent le gain de temps lié aux trajets, 42 % les économies réalisées et 40 % une productivité accrue.

Pour 32 %, le travail à distance permet un meilleur équilibre de vie. Ces éléments expliquent pourquoi deux tiers des salariés refuseraient de revenir au bureau, même contre une augmentation de salaire de 15 %.

Et dans tout cela, que représente encore la culture d’entreprise ?

Seule une présence forte peut permettre aux employés de se sentir membres d’une communauté dans laquelle ils s’investissent.

Le débat ne devrait sans doute plus opposer télétravail et présentiel, mais chercher comment concilier efficacité, flexibilité et relations humaines dans le monde du travail de demain.
P.dN.