Pérou

Une journée à Lima

 

Lima n’est pas qu’un nuage gris! La capitale péruvienne propose un métissage intéressant. La culture s’y royaume. Le palais s’y régale. Une promenade sur l’Avenida Arequipa montre ainsi une partie des particularités de la première ville du continent sud-américain.

Lima n’est pas qu’un nuage gris! La capitale péruvienne propose un métissage intéressant. La culture s’y royaume. Le palais s’y régale. Une promenade sur l’Avenida Arequipa montre ainsi une partie des particularités de la première ville du continent sud-américain. Elle s’étend du centre historique au quartier plus chic de Miraflores. C’est également une bonne astuce pour voir l’essentiel de la métropole en une journée.

En Amérique latine, beaucoup de voyageurs vous diront qu’ils n’ont pas aimé Lima ! C’est gris. C’est triste. C’est trop grand. Naturellement, la majorité des bâtiments ne montrent pas un visage favorable et le bruit typique des mégalopoles n’améliore pas cet avis. Particulièrement quand il s’agit d’aller d’un quartier à l’autre à pieds. Toutefois, l’itinéraire qui suit vous prouvera le contraire.

Ainsi, la Plaza de Armas, où débute la traversée, mérite le détour et contredit déjà l’argument des édifices gris. En effet, elle n’a nulle égale historique puisqu’elle est la première place centrale construite sur le continent. On y voit notamment l’immense Palacio del Gobierno imposer son autorité et la Catedral sa beauté. Autre point d’intérêt, la Casa de la Literatura Peruana qui se trouve à quelques trois minutes dans un édifice jaune fraîchement inauguré. Elle propose ainsi une exposition qui retrace l’histoire du Pérou au travers des courants littéraires. Mais quelques connaissances d’espagnol sont toutefois nécessaires pour une visite indépendante. Autrement, le site internet de l’édifice permet certainement d’avoir un guide anglais gratuitement comme il le propose dans la langue de Cervantes.

Après ce petit écart de la route initiale, on peut se perdre tranquillement vers la belle Plaza San Martin tout de blanc vêtue. Dans les petites rues adjacentes, les librairies de seconde main ne manquent pas pour remplir rapidement votre sac d’un bouquin. C’est pourquoi la place mérite un coup d’œil et quelques minutes d’attention. Et puis, la curiosité continue et emmène bientôt vers le magnifique Parque de la Exposicíon qui contredit en partie l’argument du bruit. À l’entrée de celui-ci se trouvent notamment l’excellent Museo de Arte et le tout nouveau Museo Metropolitano. Ces trois lieux immanquables se trouvent justement à côté de l’Avenida Arequipa qu’il suffit de suivre pour rejoindre Miraflores.

Tout au long de l’Avenida Arequipa défilent dès lors les quartiers principaux de Lima : Central Lima, San Isidore et Miraflores. La promenade permet notamment d’observer les différences entre les quartiers. Car il faut savoir que chacun d’entre-eux possède leur propre Maire, ce qui signifie que les priorités sont toujours différentes. Tout d’abord, Central Lima où l’histoire est reine comme vous l’aurez compris plus en aval de cet article. Ensuite, San Isidore où le silence semble primordial en vue des affiches annonçant une amende salée en cas de klaxon importun. Même les crieurs des bus baissent le ton alors qu’ils ont généralement une voix forte pour attirer les passagers. Ce quartier se développe peu à peu en centre artistique. Pour preuve, les nombreux centres culturels et les galeries d’art qui pullulent notamment le long de l’Avenida Caminoreal, proche du Golf Club de Lima.

L’avenue continue encore jusqu’au Parque Kennedy dans Miraflores. D’un quartier tranquille, nous passons alors dans une zone plus active et plus touristique. Elle est notamment connue pour sa vie nocturne et ses boutiques. Néanmoins, les coûts quotidiens augmentent en même temps que le luxe se lit sur les bâtiments de la région. Miraflores offre tout de même l’une des plus belle jetée de Lima. Elle est notamment atteignable par l’Avenida José Larco. Tout au bout de celle-ci, au bord de l’Océan, sur les falaises, les parcs ne manquent pas d’impressionner et la vue sur l’horizon est imprenable. Particulièrement quand le ciel se découvre et offre, au soir, un crépuscule sur le Pacifique.

Enfin, pour les voyageurs de passage, Miraflores héberge encore la maison du South American Explorers, à la Calle Piura 135. Il s’agit d’une association non lucrative qui prodigue de l’information de grande qualité pour toute l’Amérique latine. Ils se sont notamment spécialisés pour renseigner les Backpackers en particulier et possèdent entre autres des cartes géographiques, une bonne bibliothèque pour échanger des livres et des compte-rendus de voyageurs.

La promenade se termine après ce saut dans une mine d’information ou simplement la fin de l’Avenida Arequipa. Néanmoins, je me permets maintenant de vous recommander de continuer votre promenade jusqu’à Barranco. Ou carrément, de loger dans ce quartier bohème plus agréable et plus tranquille. Il est également bien desservi par les transports publics. Il offre, de surcroît la plus belle descente piétonne vers l’océan, des cafés merveilleux comme La Bodega Verde et quelques restaurants plus que délicieux dont le rustique et plus caché Restaurante Rafo. Et puis vous pouvez aussi remonter toute la ville à pieds en atteignant d’abord Miraflores en longeant l’océan et puis en empruntant l’Avenida Arequipa.

Toutes ces raisons et bien d’autres font que Lima connaît des éclaircies ! Certes, le soleil n’y brille pas tous les jours mais le métissage présent dans ses avenues et dans ses rues invite le voyageur à s’y attarder pour la cause culturelle. Il faut encore rappeler que Lima est la capitale gastronomique d’Amérique latine. Enfin, je vous garantis que le titre n’est pas volé. En effet, les cerviches, un plat de poissons crûs présent un peu partout, et autres délices marins, mélangés parfois aux épices asiatiques et européennes, le prouvent et ne laissent aucune bouche insensible.


Plus d’informations:

 

Lima: http://www.enlima.com

La Casa de la Literatura Peruana : http://www.casadelaliteratura.gob.pe

Museo de Arte: http://www.mali.pe

Museo Metropolitano: https://www.facebook.com/pages/Museo-Metropolitano-de-Lima/223846547692079

South American Explorers: http://www.saexporers.org

La Bodega Verde: https://www.facebook.com/labodegaverde

Actualité

Internet, le meilleur allié de l’infidèle?

Etant considérée comme une tare de la société, l’infidélité évoque toujours un sentiment de malaise. Contraire aux valeurs judéo-chrétiennes, l’infidélité semble être considérée par l’Homme comme parfaitement immorale. Mais à l’heure où un français sur deux avoue avoir déjà eu une relation extra-conjugale et que les sites de rencontres pour personnes mariées fleurissent sur le net, il est de droit de se demander si l’infidélité dérange encore tant que cela. Retour sur l’évolution de l’infidélité dans nos mœurs et sur ce nouveau business.

Il est tout d’abord intéressant de rappeler que notre ancêtre préhistorique voyait le rapport sexuel uniquement comme une simple histoire d’accouplement pour perpétuer l’espèce et que c’est au fil de l’histoire que les Hommes ont modifié leur conception de la chose. Sous la loi De Moïse, il était jugé normal que la gente masculine puisse fréquenter des femmes à sa guise, prostituées ou concubines. Les femmes, quant à elles, devaient rester vierges jusqu’à leurs mariages. Par la suite, l’Eglise Chrétienne proclamait également qu’il était tout à fait justifié que l’homme aille voir ailleurs dans la mesure où le plaisir n’avait rien à voir avec le mariage. La femme n’avait, elle, tout simplement pas le droit de se plaindre car si l’homme se montrait infidèle, elle en était la seule responsable, n’ayant pas rempli son rôle de manière adéquate afin de conserver son mari auprès d’elle. Force est de constater, que l’adultère masculin était tout à fait admis.

Jusqu’il y a peu de temps, il était considéré comme normal que la femme soit trompée par son mari alors que l’inverse était inadmissible. Cette position inégalitaire dans le couple est due au fait que nos sociétés aient toujours fonctionnées sous un régime patriarcal qui place l’homme au-dessus de la femme.

Les institutions religieuses ont joué un rôle majeur en mettant en place l’institution du mariage. Au Moyen-Âge, l’église fait un premier pas en avant en matière de relation en condamnant l’adultère. De plus en plus, la relation amoureuse est considérée comme un gage de fidélité, étant alors une preuve d’amour. Cependant, c’est dans les hautes sphères de la société que l’évolution des mœurs vers un refus de l’infidélité a pris le plus de temps à s’instaurer et ainsi de permettre un ralentissement général de la tendance à la tromperie.

Il ne faut pas non plus oublier que l’adultère était moins choquant à l’époque où l’on ne choisissait pas son conjoint. Les mariages étaient alors arrangés pour des raisons souvent économiques voire culturelles, et la passion était alors à trouver hors mariage.  Les époux fermaient volontairement les yeux sur les escapades de l’un et de l’autre. C’est dans cette optique que l’infidélité était fréquente au 19e siècle. Sans s’attarder sur les changements de pénalisation et dépénalisation de l’adultère, on peut dire que l’infidélité s’est prêtée à un jeu de yo-yo tout au long du 19e siècle.

La relation extra-conjugale semble être alors un phénomène complexe, liée à de multiples et diverses raisons. Au fil des siècles, elle est passée du statut de naturelle à celui de péché. Mais l’infidélité a pris aujourd’hui une nouvelle envergure. A l’heure actuelle, rares sont les personnes qui n’ont fréquenté que leurs conjoints, l’amour contemporain semble de plus en plus fragile. De plus, les romans, films et différents médias donnent une image parfaite du couple et la réalité peut paraître alors dénuée d’intérêt pour certains. L’adultère n’est d’ailleurs plus considéré comme un motif suffisant à demander le divorce.

Mais c’est grâce aux nouvelles technologies et surtout Internet que le 5 à 7 a retrouvé tout son intérêt. Il y a alors de nombreux sites, qui permettent aux infidèles de se retrouver entre eux en toute discrétion pour trouver des partenaires adéquats au petit manège de la tromperie. Par exemple sur le site entre-infideles.com, l’inscrit peut préciser s’il recherche une personne mariée, en couple ou tout simplement célibataire et il peut également préciser pour quel type de relation, il a le choix entre occasionnelle et romantique ou régulière et sensuelle pour ne citer que ceux-ci. De nombreux forums sont également placés sous le signe de la tromperie permettant ainsi aux infidèles de s’échanger de bons tuyaux pour gérer son 5 à 7 comme des pros. Mais s’il manque d’imagination, l’infidèle peut toujours se rendre sur un des sites qui permet de se trouver un alibi de qualité. Même plus besoin de trouver des justifications soi-même pour expliquer ses escapades occasionnelles. On peut également trouver des kits de survie du parfait trompeur avec les règles d’or de l’adultère en toute impunité. A retenir pour les intéressés, les trois règles ultimes : ne laissez aucune trace, choisissez (bien) votre cible et niez en toutes circonstances. Cependant pas de soucis à se faire pour l’infidèle amateur, Internet sera votre meilleur professeur.

Ces dernières années, l’infidélité est en forte croissance dans la population en générale. Après être revenu sur l’évolution de l’adultère, il est intéressant de réfléchir à la place de l’adultère dans nos mœurs. Est-ce qu’il nous choque toujours autant ? Vu la banalisation qui semble s’installer sur Internet, c’est à se demander si dans quelques années, chacun aura à la fois un conjoint et un amant sans que cela ne semble gêner nos morales bien rangées.

BiAx