
On court pour arriver à la salle… mais pas pour monter un escalier. Entre confort moderne et vie immobile, nos muscles semblent avoir oublié comment bouger. Peut-on vraiment rattraper des heures assis en 45 minutes de vélo ?
Entre confort et immobilité, le paradoxe de nos villes
Les salles de fitness débordent le samedi matin. Mais à quelques mètres à peine, les escaliers restent désespérément vides. Nos villes n’ont jamais autant parlé du corps… et nos muscles n’ont jamais semblé aussi oubliés. Les parkings, eux, sont saturés. L’accès aux salles se fait par un escalator, sans échauffement préalable.
Nos villes et villages regorgent de salles de fitness, et pourtant, nous mobilisons rarement nos corps. Travail assis, transport assis… Peut-on vraiment compenser une vie immobile par 45 minutes de vélo quotidien ? C’est le minimum que les médecins recommandent.
Fitness, technologie et motivation
Les clubs de culturisme sont devenus tendance. Hommes et femmes s’y adonnent, accompagnés d’une diète bien pensée. Même si la plupart d’entre nous ne pratiquent pas ce type de musculation, les études insistent : il est important de mobiliser tous nos muscles, même les plus méconnus.
Dans les salles, combien de visiteurs ont le regard rivé sur leur téléphone, suivant des séances minutées et rythmées ? Les montres connectées, elles, multiplient les alertes, enregistrent nos efforts, comparent nos performances et suggèrent de nouveaux exercices. Ne croyez pas que les visiteurs de salles de fitness soient uniquement de jeunes adultes, non ! Entre 8 et 10h, de nombreux retraités occupent les appareils et papotent gaiement entre deux exercices.
Et les autres, ceux qui préfèrent regarder le sport à la télévision ? Ils ont des programmes télévisés pour bouger leur corps. Petites séances de 15 ou 20 minutes selon le professeur de sport, tout ça pour autant que le confort ne soit pas réduit. Mais ils se donnent bonne conscience et en parlent souvent avec leurs copains autour d’un café… ou d’une bière.