
Le commerce en ligne séduit les Suisses par sa rapidité et sa praticité, mais à quel prix ? Les achats en ligne transfrontaliers ont un coût pour l’environnement.
Selon La Poste, il faut d’abord se placer du point de vue des clients suisses.
Des salaires élevés vont presque toujours de pair avec un niveau de prix élevé. C’est également le cas en Suisse, où tout, ou presque coûte plus cher qu’à l’étranger, notamment les biens produits localement avec des coûts salariaux importants, ou ceux soumis à des droits d’importation élevés.
La distribution des marchandises entraîne elle aussi des coûts substantiels, en raison du niveau des salaires. Les statistiques montrent clairement à quel point certaines catégories de produits sont plus chères en Suisse.
Aujourd’hui, tout ou presque est accessible sur Internet : acheter des billets de spectacle, faire du shopping, réserver un voyage ou même faire ses courses. Le e-commerce, en plein essor dans le pays, ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises. Avec la démocratisation d’Internet, les marques sont désormais invitées à étendre leur activité en ligne afin de mieux répondre aux besoins et attentes des consommateurs.
Les consommateurs romands gagnent en confiance
Pendant longtemps, la Suisse romande observait le développement du commerce en ligne depuis la France, l’Allemagne ou les États-Unis mais, ces dernières années, les habitudes ont changé. Les clients romands achètent désormais en ligne avec davantage de confiance et les marques locales ont compris l’urgence c’est-à-dire, sans présence digitale solide, elles perdent du terrain face aux géants étrangers.
L’utilisateur romand, lui, achète avec discernement. Il compare peu mais attend une information claire, des délais fiables et une réponse rapide en cas de question. Le prix n’est pas le seul critère : la qualité perçue, la proximité et le service après-vente pèsent lourd. Cette exigence s’explique par la structure du marché suisse : des paniers moyens plus élevés, une attention accrue à la durabilité et un coût de la vie qui rend chaque achat plus réfléchi.
Pour performer, il faut rassurer vite : photos nettes, descriptions honnêtes, disponibilités transparentes, paiements simples et retours sans complication.
Un confort qui a un coût écologique
Le commerce en ligne est un système extrêmement pratique : il permet, depuis son canapé, de commander toutes sortes de biens, y compris des repas.
Mais cette commodité a un revers : emballages à usage unique, transports multiples, retours faciles… Autant de pratiques qui alourdissent l’empreinte carbone du e-commerce.
En somme, le clic rapide a un coût bien réel pour la planète.
Peut-on encore parler d’achat responsable à l’ère du commerce en ligne ?
N.G.
