Voyage

Voyage au pays des palmiers, du sable et des pyramides.

A bord de l’LTS, nous avons eu le privilège de nous rendre dans le monde des Pharaons pour une inoubliable aventure égyptienne.

Notre envie de voyage en famille, nous a conduits, durant les vacances de Printemps, à la découverte de la culture égyptienne. Nous nous sommes envolés pour la belle ville du Caire pour vivre un itinéraire absolument fabuleux, entièrement agencé par LTS (L’orient Travel Service S.A.) qui est une Tour Opérateur spécialiste des Pays du Moyen Orient. Dès notre arrivée, l’accueil fut des plus chaleureux et des mieux organisés. Des chauffeurs très concernés, nous amenaient à bon port et des guides multi-linguiste se faisaient un plaisir de nous traduire les vestiges des Pharaons. Le climat chaud et sec d’Egypte était adouci par une brise continuelle rendant l’atmosphère tout à fait supportable, les paysages désertiques s’étendant parmi les dunes et les panoramas verdoyants de plantations exotiques donnaient une grande fraicheur au voyage, les sites historiques et naturels étaient conservés de telle manière à préserver leur splendeur passée, les villes étaient animées de marchés aux puces touristiques chargés de costumes, d’essences et d’épices du pays constituant le noyau même de la culture arabe. Notre itinéraire était une expédition combinée qui comprenait globalement la remontée du Nil avec les visites des temples pharaoniques, ainsi que du repos au bord d’une des plages de sables fins de la Mer Rouge, tout ceci répartit en une dizaine de jours.

The Egyptian Museum (Musée National des Antiquités) au Caire, fut le premier site que nous visitâmes. Notre guide nous apprit que ce musée abritait les richesses du roi Toutankhamon, dont la tombe fut retrouvée par hasard dans une roche de calcaire. Il expliqua qu’il existait deux périodes pharaoniques, la première dynastie stipulait que les Pharaons étaient enterrés dans leur pyramide, alors que dans la seconde dynastie les rois d’Egypte avaient pour tombeau des grottes creusée dans le calcaire. Les égyptiens croyaient en la résurrection, c’est pourquoi le musée détenait également les affaires personnelles du roi qui ressemblaient étonnamment aux objets que nous utilisons dans notre vie actuelle. Une des galeries du nom de Royal Mummies Hall, exposait différents rois momifiés, tel Ramsès II. Extraordinairement bien entretenu depuis 3’000 ans avant Jésus-Christ, le savoir de la momification des rois d’Egypte était des plus fascinants.
C’est ainsi que notre périple se poursuivit, des musées historiques aux sites naturels, nous avons acquis énormément de connaissances sur les pharaons, leur mode de vie et leur savoir. Nous nous sommes rendus dans un salon de thé, The Thousand and One Night, où nous avons découvert de nouvelles saveurs tel le thé à l’Ibis ou les essences de Lotus ou de Papyrus. Nous avons vu une des Sept Merveilles du Monde : une des trois Giza Pyramids (ou Pyramides de Gizeh) Khéops, accompagnée de Mykérinos, de Khephren et du Sphinx. Puis, nous nous sommes envolés pour Assouan dans le but de remonter Nil à bord d’un fabuleux bateau de croisière et en s’arrêtant chaque jour  dans un nouvel endroit pour visiter encore plus de sites : Philae Temple, Kom-Ombo Temple étant un temple dédié à deux divinités, Edfu Temple qui est un temple colossal très bien conservé au cœur de la ville et où la calèche est un bon moyen touristique d’y accéder, Karnak Temple, The Valley of the Kings étant une place où beaucoup de tombes ont été découvertes, dont la tombe de Ramsès III, Ramsès IV ou Osiris qui n’était pas un roi mais un dieu à qui les égyptiens avaient dédié une tombe, Al-Deir Al-Bahari Temple étant le royaume de la reine Hatshepsout, Luxor Temple qui se trouve dans la ville de Louxor et qui possède une architecture monumentale magnifique et parfaitement préservée.
Bien entendu, dès que l’excursion des sites pharaoniques fut terminée, il était hors de question pour nous de rentrer directement. Notre itinéraire comprenait également quelques jours à la Mer Rouge. Nous avons donc été conduits à travers des déserts de pierres pour rejoindre la jolie ville d’Hurghada, nous nous sommes posés dans un hôtel touristique magnifique et nous avons profité du ciel bleu sans nuage, de la mer turquoise et du fin sable blanc. De plus, de merveilleux sites de plongées étaient des mieux protégés et exposaient une rare beauté de poissons colorés exotiques. En une dizaine de jours organisés, nous avons pu profiter des merveilles de l’Egypte pharaonique, ainsi que de la richesse de la culture de l’Egypte actuelle.
C.J.

Interview

Journaliste par vocation: Denis Barrelet 1945 † 23.6.2007

Interview réalisée en juin 2006
Denis Barrelet, d’origine neuchâteloise, est né à Berne en 1945. Marié et père de deux enfants,est un combattant infatigable, de perfection et défenseur du droit.
Aujourd’hui, correspondant permanent au Palais Fédéral, directeur de l’AIEP il poursuit, entre autres, son combat en faveur du vapeur le  « Neuchâtel ».
Il nous confie son CV intime.

Actif dans deux professions
« J’ai fondé mon premier périodique « Le journal familial » à l’âge de 11 ans pour financer mon train électrique », confie Denis Barrelet. A 17 ans, il crée le journal de la paroisse, cette fois son but est la gloire. Plus tard, à l’Université de Neuchâtel, il devient le rédacteur en chef du périodique de l’institution. Sans concept du métier au préalable, il s’intéresse au journalisme politique. « L’avantage d’avoir fait mes écoles en langue allemande, m’a permis d’avoir accès à l’actualité dans tout le pays » évoque le rédacteur.
De pure souche pédagogique, l’influence de ses parents et aussi de son frère, l’ont très vite profilé dans le métier d’informer. Il fait ses armes à l’ATS, puis comme correspondant au Palais fédéral pour l’Impartial et enfin, pour 24heures/la Tribune de Genève. En parallèle, il fait des remplacements dans l’enseignement. Plus tard il enseigne le droit de la communication aux universités de Fribourg et de Neuchâtel, depuis 1974 et 1992 respectivement. 
« L’enseignement du droit me force à suivre la matière de près et me donne aussi un autre regard sur le journalisme. L’enseignement m’enrichit et l’activité de journaliste donne la touche de l’actualité à l’autre  profession » souligne le professeur.
Docteur en droit et chargé de cours à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Neuchâtel, il est aussi co-directeur et président du Conseil de fondation de la revue « Medialex », membre du Conseil de la presse, président de l’Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radio – télévision, et membre du Groupe de spécialistes du Conseil de l’Europe « Médias et droits de l’homme ».
Passionné de son métier, il concilie ses différentes activités sans effort, puisqu’il dit humblement qu’au fond le sujet est toujours le même.

Des moments forts
« Le moment le plus désagréable de ma carrière a été en 1980, à mes 35 ans. Père de deux enfants 2 et 4 ans, à la tête d’une famille je suis mis à la porte du journal L’Impartial. Un sentiment d’incertitude m’a alors envahi. La décision de mon congé fut prise sous la pression d’un ancien conseiller d’état de Neuchâtel. Je ne pouvais déjà pas être une brosse à reluire » se souvient le journaliste.
« Bien qu’un journaliste ne doive pas se mettre en vitrine, je suis quelqu’un qui veut faire passer le message. En exemple, j’ai pu faire une interview à Jean Pascal Delamuraz en relation à l’affaire des fonds juifs qui a eu une répercussion internationale. ‘L’homme politique n’avait pas sa langue dans sa poche et avait répondu à mes questions très ouvertement. Certaines personnes ont considéré cette interview comme un reportage provocateur » raconte Denis Barrelet.

Ses prises de position
Pensez-vous que notre société mystifie le travail de journalisme et les journalistes?
« Certains jours j’ai l’impression de ne pas être bien vu et de ne pas être bien considéré. Les gens ne comprennent pas la démarche d’un journaliste il n’est pas possible d’être un journaliste sans un esprit critique ou sans autorité, ceci peut déranger pas mal du monde.
Il y a eu une époque où les journalistes jouissaient d’une autorité. Certains rédacteurs en chef écrivaient des commentaires très violents tintées de couleurs politiques où l’information s’oublie ou reste sombre. Aujourd’hui il y a une tendance à mettre l’accent sur la distraction. De cette façon les journalistes perdent leur prestige et ils deviennent des annonceurs » nous confie Denis Barrelet.

Pourriez-vous décrire le métier de journaliste en quelques mots ?
« La pierre angulaire du métier est d’être le témoin des évènements pour le public. Ceci suppose une bonne écoute, une certaine humilité à la transcription des faits mais aussi un regard clair pour ne se laisser manipuler.
Malheureusement, il y a toujours des mauvais exemples dans le métier, comme d’ailleurs dans d’autres professions. Le journaliste doit être soucieux de l’image de la profession en expliquant comment fonctionnent les médias. Il ne doit pas se permettre de dérapages » explique le journaliste.

Quelles sont les réformes qu’on devrait faire pour avoir plus des femmes journalistes?
« La profession de journaliste est tout à fait un métier pour les femmes. Peut être qu’au moment de l’élection des rédacteurs en chef les nominations viennent aux hommes puisque les CV des femmes ont notamment des trous de maternité. Parfois elles ont exercé leur travail à 60 ou 80%. C’est vrai que les femmes savent se réserver des plages pour la famille, mais elles le payent dans leurs carrières professionnelles.
Peut-être que les postes de rédacteurs en chef vont aux hommes, parce que les garçons ne veulent pas être commandés par des femmes » affirme le journaliste.

Un nouvel engagement
En l’année 2006, Denis Barrelet est aussi président de Trivapor (projet de remise en état du bateau à vapeur le « Neuchâtel »). Pendant trente-six ans, on croyait que l’époque de la navigation à vapeur était définitivement révolue sur les lacs jurassiens. Denis Barrelet a annoncé récemment, lors d’une interview à la radio romande, que le projet global pouvait maintenant entrer dans sa phase de réalisation. Pour que le rythme soit soutenu, Trivapor doit rapidement se renforcer. De 600 actuellement, le nombre des membres doit passer à 10’000 ! Cela ne se fera que si chacun s’engage autour de soi en faveur de Trivapor. Par ailleurs, la population devra manifester sa générosité. « Ne laissons pas ce bateau à quai. Ne restons pas spectateurs. le « Neuchâtel » a besoin de chacun d’entre nous ! » conclu le président de Trivapor..

M. Barrelet, quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour devenir un bon journaliste ?
«S’intéresser à tout,  se dire qu’un journaliste ne sait rien et se méfier de ceux qui vous donnent des informations trop facilement « peut être veulent-ils vous manipuler »
V.vA