Viviana von Allmen
A ce sujet on peut se poser une quantité inimaginable de questions.
Qui en général souffre d’une maladie, sa vie tourne autour de celle-ci.
Et son impression est que les autres sont en meilleure forme que lui. Du moins, qu’ils sont en
bonne santé, voir qu’ils ne souffrent d’aucune pathologie, c’est à dire qu’ils sont normaux. Mais, est-ce vrai ?
Les autres semblent être bien dans leur peau et parfois ils renvoient le sentiment qu’ils ont une meilleure qualité de vie. Mais, qu’est-ce qu’une meilleure qualité de vie ?
On peut définir ce qu’est la qualité de vie, en sachant qu’elle est liée à la santé, et n’est qu’un
élément de la conception générale de qualité de vie. Et encore, qu’est-ce qu’une bonne et une mauvaise santé ?
Le concept est assez large et parle de la perception qu’a un individu de sa santé. Elle se compose de plusieurs facteurs, son état psychologique, son niveau d’indépendance, ses relations sociales, ses croyances personnelles et sa relation avec les spécificités de son environnement.
Alors, peut-on parler de normalité tenant en compte les facteurs susmentionnés ?
La perception de la frontière entre normal et pathologique répond à un système de représentations données. Dans certains cas, c’est la situation qui est avant tout perçue comme pathologique (ex. en Afrique certaines tribus gavent les jeunes filles pendant la belle saison) et non le corps, qui doit être réparé. La réparation doit être tout autant sociale (sinon plus) que
biologique.
Les frontières qui définissent le concept de normal ou pathologique à un moment donné de l’histoire souffrent de fluctuations, se déforment voire disparaissent et sont redéfinies.Ce sont les avancements des sciences qui peuvent renverser le concept de la normalité.Ce qui est un facteur de risque dans un environnement pathologique donné peut s’avérer un élément banal, qui
s’intégre dans les maladies bénignes.
Nous pouvons nous trouver frappés par des comportements particuliers, dont ils peuvent faire un sujet de pathologie. Après un diagnostique (selon les normes actuelles), ceux-ci peuvent s’avérés complètement normaux. Une discussion ouverte sur le normal et le pathologique porterait à un état d’anarchie populaire. L’important à chaque être humain est sa propre perception de la norme et de la pathologie dans son univers physique et socioculturel.
Certes, il n’y a pas de norme absolue ni de pathologie absolue mais, si à chaque société correspondent certaines pathologies données, on devrait pouvoir savoir si nous sommes dans la norme pathologique de la société où on vit.