Détour par le Caprices Festival

La 11ème édition du Caprices Festival s’est déroulée du 11 au 19 avril dernier sur le haut-plateau valaisan de Crans-Montana. Placée sous le signe de la diversité musicale, la manifestation aura attiré plus de 50’000 visiteurs. Parmi ceux-ci, Florence et Johann, qui ont accepté de nous livrer leurs impressions lors de la soirée d’ouverture du premier week-end.

Photos : Florent Bagnoud

Florence De Roten, employée de la radio One FM.

 Larticle.ch : Depuis combien d’années travailles-tu au Caprices ?

Florence De Roten : Ca fait 6 ans. Un ami qui travaille sur la radio One FM m’a proposé de bosser pour eux et j’ai tout de suite dit oui. Depuis, je suis toujours revenue. En tant que valaisanne, le Caprices est un peu MON festival. 

L.ch : Comment perçois-tu ce Caprices version 2014 en regard des éditions précédentes ?

F.DR. : Je trouve dommage d’étaler le festival sur plus d’une semaine. Je préférais la formule des quatre jours. C’était certes plus compact, mais on pouvait vraiment profiter pleinement sans avoir besoin de revenir une semaine plus tard.

L’ambiance est en revanche toujours autant bonne. Le Caprices permet de croiser des gens que l’on connaît, mais aussi de faire de nouvelles rencontres. C’est ce qui me plaît le plus.  

L.ch : Penses-tu que la programmation variée de cette année représente un plus pour la manifestation ?

F.DR. : Il en faut évidemment pour tout le monde et pour tous les goûts. En ce sens, la diversité ne peut être qu’un avantage. Les superbes têtes d’affiche devraient attirer les foules. Je crains cependant qu’avec ce week-end entier consacré à la musique électro, le public du « Moon » ne soit composé que de connaisseurs. Le monde sera là, mais on risque de croiser moins d’amateurs de musique en tout genre. Ce sera pour le week-end prochain !

L.ch : Pour conclure, comment résumerais-tu le Caprices Festival en quelques mots ?

F.DR. : Copains et bonne musique.

Johann Mathieu, étudiant rencontré à l’espace « Après-Ski »

Larticle.ch : Comment as-tu trouvé Dub Inc. ce soir ?

J.M. : C’est une belle découverte pour moi. Je ne connaissais ce groupe que de nom et je trouve qu’ils ont assuré ce soir. Ils dégageaient une énergie vraiment cool et le public était en communion avec eux. C’était top.

L.ch : Cette année, la scène de l’espace « Après-ski » a été montée en plein cœur de Crans-Montana. Une aubaine pour le public ?

J.M. : Bien sûr. L’an dernier, cette scène se tenait sur le parking des télécabines. Je trouvais ce concept d’espace musical à l’accès gratuit super intéressant, mais un peu limité par la taille des infrastructures. Cette année, avec une tente beaucoup plus grande située à proximité des restaurants et bars de la station, les organisateurs ont vraiment frappé fort. Le public y est d’ailleurs présent en masse ce soir. 

L.ch : Un commentaire sur l’ambiance générale du festival 2 heures après son coup d’envoi?

J.M. : A l’image du Caprices: jeune et dynamique. Je trouve également que la qualité du son dans les salles est excellente. Espérons que ça continue !

 

Cette édition du Caprices Festival a donc été un franc succès. Le public s’est montré réceptif à la nouvelle formule proposée par les organisateurs. Le week-end « électro » a ravi les noctambules qui se sont défoulés jusqu’à l’aube. La performance délivrée par le canadien Richie Hawtin a notamment fait l’unanimité. Le natif de Banbury a démontré l’étendu de son talent et son expérience de la scène devant un public conquis. La salle, attentive et attentiste, s’est montrée très réceptive dès le premier set du DJ transcendé par l’ambiance électrique du Haut-Plateau. Au sortir du concert, le musicien canadien faisait l’objet de tous les superlatifs. « Excellent », « grandiose », « incroyable », c’est ainsi que des spectateurs ravis ont qualifié la prestation de la première tête d’affiche du week-end.

Autre facteur du succès de cette édition, les organisateurs ont programmé de belles têtes d’affiche à « L’Après-Ski » (scène gratuite). Les spectateurs ont notamment eu la chance de voir se produire « Dub inc. » ainsi que les français du groupe « Danakil ». Il semblerait que le Caprices Festival, grâce à ses excellents ingrédients, ait trouvé la bonne recette pour combler les attentes d’un public parfois exigent. Les organisateurs ont pris un risque car à présent, les festivaliers vont attendre énormément du millésime 2015. La programmation sera-t-elle à la hauteur ? Pour le savoir, rendez vous l’année prochaine ! 

FloB et DiMa

 

Photos : Florent Bagnoud

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