Un étudiant en lettres victime d’un burn-out dû à ses 12 heures de cours

Un étudiant en lettres lessivé par un travail titanesque. Comment cette obscure histoire révélée par l’Université de Genève (UniGe) a-t-elle ébranlée le monde académique. Enquête.

Photo : Web

C’est ce lundi 31 mars que la nouvelle est tombée.  Emil H., étudiant de français en 3ème année de Bachelor se voit contraint de cesser toute activité afin d’éviter de mettre d’avantage en péril sa santé. En cause, son programme d’étude hebdomadaire comportant douze heures de cours, soit six enseignements différents.

La barre critique des 10 heures

« On ne peut décemment pas demander à un étudiant en lettres de suivre plus de 10 heures de cours, c’est l’envoyer dans la tombe ! » s’indigne Emanuelle Jollien, présidente de l’association des étudiants genevois. La surcharge de travail est un fléau récurent dans le milieu universitaire mais avait jusqu’alors épargné les littéraires en devenir. Un horaire de cours ordinaire ne dépasse pas les 6 ou 8 heures. Les plus assidus s’infligent néanmoins « des semaines de 9 voire 10 heures » nous confie Dominique Ebenzer, responsable de la communication de l’UniGe, avant d’ajouter : « mais ce sont des cas très rares ».

De la colère à la peur

Du côté de la famille d’Emil H., c’est l’indignation. « Ces tortionnaires (Ndlr : le rectorat de l’UniGe) méritent la taule, mon fils est devenu un vrai légume ! » s’insurge Félix H., père de la victime. Il envisage de poursuivre l’Université pour « harcèlement moral ». Au delà de la fureur, le cas E.H (désormais désigné ainsi par les psychologues) a suscité l’effroi de nombreux étudiants en lettres. Antoine, camarade et ami d’Emil nous confesse, la mine décomposée : « J’ai tout laissé tombé ! À cause de mes 5 heures par semaine j’avais la sensation de ressentir les premiers symptômes du burn-out, mieux vaut prévenir que guérir ». De rares téméraires ont choisi de poursuivre leur cursus estudiantin mais se sont cependant mobilisés au travers d’une pétition qu’ils ont subtilement baptisé « moins de 10 ou je m’heure ». Ladite pétition pèse déjà quelques 1’500 signatures.

Pour Emil, la convalescence sera une longue route sinueuse. Les experts parlent d’un suivi psychologique de deux ans au moins. L’Université de Genève s’est dite « soucieuse » de l’état de son ancien étudiant. Toutefois, le discours officieux diverge. « Entre nous, cet Emil, c’est franchement une petite nature, non ? », c’est en ces mots que des membres du rectorat auraient dépeint la victime selon une source présente au moment des faits. Celui qui, il y a 7 jours encore, étudiait la langue de Molière se voit aujourd’hui, affublé du statut de malade imaginaire.

Quid 

Dans un soucieux respect de la coutume du 1er avril, cet article a été rédigé sur le modèle du « Gorafi ». Il s’agit d’un journal qui détourne l’information, rédige des satyres, écrit des inepties dans l’optique de décocher un rictus malicieux chez le lecteur. Pour les citer , « Jusqu’à preuve du contraire, tous les articles rédigés ici sont faux  ». Évidemment. Mais qu’importe, « Le Gorafi » c’est un divin cocktail de conneries et de talent à consommer sans modération ! www.legorafi.com

DiMa

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