Théâtre

Le THUNE revient cette année, avec plus de comédie, folie et rebondissement !

Après une année de préparation, le Théâtre universitaire neuchâtelois voit enfin le moment de présenter leur nouvelle pièce, mise en scène par Jérôme Ricca.  Toute une période pendant laquelle, les comédiens/étudiants ont travaillé, corps et âme, les textes et mouvements du « Feudataire » de Goldoni, présenté au Collège de la Promenade à Neuchâtel, les 21, 22, 23, 27, 28, 29, 30 novembre (Je-Sa 19h, Di 15h), ainsi qu’à la Salle du Progrès à La Chaux-de-Fonds, du 4 au 7 décembre (Je-Sa 20h30, Di 17h).

La pièce se déroule pendant le 18ème siècle, et raconte les aventures du Marquis Florindo, un jeune homme « tout en hormones », dont la seule chose qui l’intéresse sont les femmes. Celui-ci hérite alors du marquisat de son père, ce qui provoque désespoir et consternation chez les habitants de Monténébreux, ainsi que celui de la réelle héritière du domaine, Rosaura. Dans l’histoire se mêlent personnages masqués et non-masqués, ce qui amène souvent des situations burlesques et parfois abracadabrantes. Certains rôles sont tirés de la Commedia dell’arte, tel que le fameux Arlequin, ou encore Pantalon. L’auteur mélange ainsi le « réel » des personnes, et le côté plus théâtral et comique des masques. Il montre aussi un contraste entre la noblesse de l’époque et le « peuple » qui essaye de se présenter du mieux qu’il le peut, même si des fois… cela devient caricatural !

Un travail d’autant plus dur que les comédiens, n’ayant auparavant pas besogné avec des masques, se sont retrouvé dans un défit autant cocasse que difficile. Des mouvements précis, une locution claire, un travail régulier et important, ainsi que des fous rires sont les ingrédients de cette nouvelle pièce.

Ce fut une année de labeur et préparation, une réalisation qui a été possible grâce à l’incroyable patience de Jérôme Ricca, la création de masques surprenants par Miriam Varela, les costumières Virginie Mouche et Elise Vuitel, qui ont fouillé tout recoin pour trouver l’article nécessaire à chaque personnage, ainsi que la créativité des constructrice des décors Cendrine Barré, Sophie Leuba, Layne Meinich, Julia Németh, Giovanna Papa. Sans oublier, bien sûr, la sueur et l’énergie dépensée de tous les étudiants qui y jouent soit, Sandra Botteron, Yaëlle Bouquet, Sandro De Feo, Vesna Filipovic, Daniel Freitas Pereira, Emmanuel Freitas, Catherine Gaignat, Alexandra Iwanoff, Valérie Michelet, Laure Prétôt, Stephane Ruef, Fanny Rossel, Ophélie Steinmann, Viviana Von Allmen.

Venez nombreux voir la pièce avec vos amis, famille, votre poisson rouge ou votre peluche favorite. Sortez de votre petit train-train quotidien, et venez vous amuser, rigoler et partager.

Si vous êtes tentés et désirez réserver, vous avez deux moyens possibles (eh oui !), tout d’abord vous pouvez envoyer un mail au theatre.thune@unine.ch, avec la date et le nombre de places à réserver, ainsi que votre nom, prénom, et numéro de téléphone. Ou si l’ordinateur ne vous paraît pas une bonne option, vous pouvez appeler le 032/710.02.67, en laissant votre message avec les mêmes informations que pour le mail ! L’entrée coûte 20.- et 10.- (pour les étudiants).

Arts plastiques

Les 300 ans de « la » Meissen

Dans les ateliers de la Manufacture de porcelaine de Meissen avant nommée « Manufacture de porcelaine du Roi de Pologne et Prince-électeur de Saxe », une centaine d’artisans se consacrent à la fabrication et la décoration de pièces de porcelaine, pour l’amour de l’art et du travail très bien fait, dans le droit-fil d’une tradition jadis prise par le roi.

Pendant des siècles, la porcelaine fut un monopole chinois. Mais il y a 300 ans, un alchimiste allemand inventait la porcelaine européenne.
L’alchimiste Johann-Friedrich Böttger (1682-1719), qui prétendait fabriquer de l’or à partir de métaux communs, fut mis aux arrêts par le prince électeur de Saxe, August II, qui rêvait sans doute de voir sa fortune croître sans effort.
Cependant, l’artiste ne tarda pas à concentrer son attention sur des hauts faits beaucoup plus prometteurs. Il commença à expérimenter avec du kaolin, de l’albâtre cuit et du quartz.

En Saxe les archives de la manufacture de Meissen conservent les premiers moments d’une grande découverte. «Blanche et diaphane», constate sobrement une notice de laboratoire datée du 15 janvier 1708; elle évoque ensuite la composition de la première pâte blanche. 
Le 6 juin débuta au château Albrechtsburg, à Meissen, la production de la première porcelaine européenne, son procédé de fabrication étant gardé sous le plus grand secret.
La Manufacture d’État de porcelaine de Meissen existe toujours et elle continue d’être estimée dans le monde entier pour la grande qualité de ses produits. Les « épées croisées » adoptées quelques années après la création de la manufacture sont l’une des marques les plus anciennes du monde encore utilisées aujourd’hui.

Au cœur des ateliers
Une fois passée la grille et contourné l’imposant bâtiment qui enferme l’une de plus belles collections de céramiques d’Europe, on a la nette impression de pénétrer dans un autre monde hors du temps. C’est le silence qui frappe d’abord. Le décor vient ensuite. Il flotte dans l’air un parfum de mystère, d’application de propreté pourrait-on dire. Dans les ateliers, l’impression demeure. Les salles sont vastes. La lumière du jour pénètre largement par de grandes fenêtres.
Les hommes et femmes que travaillent ici parlent peu. C’est à peine s’ils vous voient entrer. Tout occupés qu’ils sont, qui à façonner un vase, qui à tourner un bol, qui à émailler une coupe. Qui à mouler une pièce, qui encore à peindre une assiette.
Mais si vous les interrogez sur leur métier, ils prendront chacun le temps de vous dire, les yeux brillants, la passion qui les habite. Sans une pointe d’orgueil mais avec un brin de fierté : celle d’être les héritiers d’une tradition et d’un savoir-faire exceptionnels.

Production et formation
La manufacture comptabilise actuellement 25 ateliers répartis sur 5 hectares et 130 artisans partagés entre deux services: fabrication et décoration. Elle consacre aujourd’hui près de la moitié de sa production à la création contemporaine. Un tiers de la production est attribué aux grands corps de l’Etat. Le reste est commercialisé dans ses locaux. Mais soucieuse de transmettre ses savoir-faire hérités, Meissen possède aussi son propre centre de formation. Les élèves, âgés de 16 à 25 ans et sélectionnés sur tests viennent y suivre une formation de trois ans, théorique et pratique, afin de se préparer aux concours de techniciens d’art.
Fleuron d’une activité de luxe, La Manufacture Meissen occupe aujourd’hui une place à part dans le paysage industriel allemand, voir mondial. Entreprise d’excellence et de passions, toujours soucieuse de marier passé et présent, elle porte en elle un ensemble de valeurs précieuses dont notre société, qui confond trop souvent vitesse et précipitation, ferrait bien de s’inspirer.
V.vA