Edito
Au milieu du XIX et suite à l’industrialisation, de nouvelles formes de pauvreté et de détresse sociale font leur apparition notamment dans les grandes agglomérations. Une réflexion imminente sur ce phénomène de la part des autorités ainsi que des milieux religieux s’impose.
Les organisations caritatives, qui prônent une éthique de la responsabilité individuelle et voient dans la pauvreté la conséquence de défaillances morales, jouent pendant des années un rôle important dans cette discussion. Dans les milieux bourgeois, la pauvreté est perçue comme une faute personnelle et les personnes victimes de cette condition sont stigmatisées, réputés d’indignes et exclues. De surcroit les causes structurelles de la pauvreté sont occultées. Malheureusement cet état d’esprit existe encore aujourd’hui.
Cependant, en matière de lutte contre la pauvreté, nous sommes passés de la compassion religieuse à la bienfaisance, puis à l’intervention étatique. L’objectif de cette intervention est, pour certains, la sécurité de la société vis-à-vis des miséreux. Pour d’autres, elle représente un dû à chaque citoyen.
L’aide sociale, dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, instaure la méthodologie des « budgets standards ». Cette méthode définit un panier de biens jugés indispensables, selon la taille du ménage et la situation globale de la personne concernée. Un montant financier minimum est ensuite fixé pour chaque panier. Il ne s’agit donc pas d’élaborer un budget équilibré mais bien de définir les sommes nécessaires à accéder aux besoins élémentaires permettant de vivre dans un pays donné. Ce procédé globalise des individus touchés par la détresse sans se soucier des besoins individuels et de la reconnaissance de l’autre comme un sujet indépendant, susceptible d’avoir des nécessités spécifiques. Ainsi l’institution positionne l’individu dans un statut social qui sera, au fil de l’histoire, déprécié et dévalué.
Des nos jours, les éléments constitutifs d’une vie digne ont évolués. Au départ, les secours devaient apporter aliments, vêtements, soins médicaux et travail. Au fil de l’histoire sont venus s’y ajouter le logement, la sécurité en cas de perte de revenus (indépendant de la volonté), l’égalité des chances, l’environnement sain et l’épanouissement socioculturel.
A l’heure de la promotion de la dignité et des droits de l’homme, le système de l’aide sociale, permet d’envisager une stagnation dans l’esprit du XIXème.
V.vA
Effectivement, les oevres sociales ont évoluées, surtout dans les pays occidentaux, où il existe une meilleure prise en charge de la part de l’état, mais aussi une meilleure coordination des ONG. En revanche, les pays du tiers monde ou ceux en développement, ont besoin de plus d’aide pour sortir de la pauvreté.